Les addictions
Quand la sensation prend la place du sens
Addiction à l'autre, à un produit, à un comportement, à la nourriture… les addictions sont souvent une réponse mal adaptée à une souffrance — fréquemment une souffrance d'abandon, un sentiment de ne pas exister. Le comportement addictif vient combler un vide, anesthésier une douleur, procurer une illusion de contrôle.
Le mécanisme est toujours le même : un soulagement temporaire qui crée un besoin de répétition, malgré les conséquences négatives sur la vie sociale, professionnelle et affective. La personne addict sait qu'elle se fait du mal, mais ne peut s'en empêcher.
Pascal Couderc, psychologue clinicien et psychanalyste, spécialiste des addictions depuis plus de 35 ans, accompagne les personnes en souffrance addictive en cabinet à Montpellier et Paris, ou en visioconférence.
Comprendre le mécanisme addictif
Qu'il s'agisse d'une substance (alcool) ou d'un comportement (jeu, achats, travail, écrans), le processus addictif suit le même schéma :
La souffrance initiale
Un vide affectif, une angoisse, une dépression latente, un sentiment d'abandon. Quelque chose en soi qui demande à être apaisé.
Le soulagement
Le comportement ou la substance procure un apaisement immédiat. Le cerveau attribue une valeur de récompense à cette expérience et la réclame à nouveau.
La perte de contrôle
Le besoin s'installe. Il faut augmenter la dose pour obtenir le même effet. L'individu ne maîtrise plus le comportement, malgré les conséquences négatives.
Le déni
L'organisation psychique se centre autour du symptôme. Le sujet minimise, cache, promet d'arrêter — et recommence. L'ambivalence face au changement est le cœur du problème.
Les addictions que je traite
La dépendance affective
Quand la relation à l'autre bascule dans le registre du besoin plutôt que du désir. L'addiction à l'autre génère plus de souffrance que de satisfaction. Le schéma répétitif des relations toxiques y trouve souvent son origine.
En savoir plus →L'addiction à l'alcool
3,5 millions de personnes concernées en France. L'engrenage s'installe sans bruit. Dans 90 % des cas, le sujet alcoolique est aussi dépressif et anxieux.
En savoir plus →Le jeu pathologique
L'addiction aux jeux d'argent, de hasard ou vidéo. Un engrenage en trois phases — gain, perte, désespoir — qui met en péril l'équilibre financier et familial.
En savoir plus →Les achats compulsifs
L'euphorie de l'achat, la promesse de ne plus recommencer, et le passage à l'acte le lendemain. 83 % des acheteurs compulsifs sont endettés.
En savoir plus →L'addiction au travail
Le workaholisme : quand le travail devient une drogue. Survalorisation de la performance, perte de la vie personnelle, épuisement. Une addiction socialement valorisée, donc difficile à identifier.
En savoir plus →La cyberaddiction
Dépendance aux écrans, aux réseaux sociaux, à la pornographie en ligne. Une addiction moderne qui touche particulièrement les jeunes adultes et les adolescents.
En savoir plus →Les troubles alimentaires
Boulimie, anorexie, hyperphagie : quand la nourriture devient le terrain d'expression d'une souffrance psychique profonde.
En savoir plus →L'approche thérapeutique
Soigner une addiction, ce n'est pas simplement supprimer le comportement. C'est comprendre ce qu'il vient combler. L'addiction est un symptôme : elle raconte quelque chose de la souffrance de l'individu, souvent une souffrance d'abandon qui remonte à l'enfance.
Le travail thérapeutique se déploie en deux temps. D'abord, contenir le comportement pour limiter les dégâts sur la vie quotidienne. Ensuite, comprendre et traiter la souffrance sous-jacente qui nourrit l'addiction. Sans ce deuxième temps, le risque de rechute ou de transfert vers une autre addiction reste élevé.
L'écoute d'un psychologue spécialiste des addictions éclaire l'individu sur son rapport à l'objet addictif et lui donne les moyens d'en sortir. Le déni étant au cœur du mécanisme addictif, la première étape est souvent la plus difficile : accepter que le problème existe.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une addiction comportementale ?
Une dépendance qui porte non pas sur une substance, mais sur un comportement : jeu, achats, travail, écrans, relation amoureuse. Le mécanisme est le même que pour les substances : soulagement temporaire → besoin de répétition → perte de contrôle → conséquences négatives.
Comment savoir si l'on est addict ?
Les signes : impossibilité de contrôler le comportement malgré la volonté, besoin d'augmenter la dose, malaise ou angoisse en cas de privation, et conséquences négatives que l'on continue d'ignorer sur sa vie sociale, professionnelle ou affective.
Peut-on guérir d'une addiction ?
Oui. Les addictions sont souvent une réponse mal adaptée à une souffrance profonde. La psychothérapie permet de comprendre cette souffrance et de la traiter, ce qui désamorce le besoin addictif. Le travail est exigeant, mais un apaisement durable est tout à fait possible.
Quelle est la différence entre dépendance affective et addiction ?
La dépendance affective est une forme d'addiction à l'autre. Quand la relation bascule dans le registre du besoin, quand on est persuadé(e) que l'autre est tout, l'addiction génère plus de souffrance que de satisfaction. Le mécanisme est identique : besoin, manque, perte de contrôle.
Sortir de l'addiction est possible
Pascal Couderc, psychologue clinicien et psychanalyste depuis plus de 35 ans, est spécialiste des addictions et des dépendances. Consultations en cabinet à Montpellier et Paris, ou en visioconférence partout dans le monde.